Interview Charles Descamp RE/MAX - Le temps d'écrire

Interview Charles Descamp

Charles Descamp vient d’ou­vrir à Tulle en Cor­rèze l’a­gence immo­bil­ière RE/MAX Sélection.

Client : RE/MAX Sélec­tion Tulle

Date : avril 2020

« Je fais ce métier parce que j’aime les gens »


Originaire de Tulle, en Corrèze, Charles Descamp a fait des études de droit puis il s’est orienté vers l’immobilier, en validant une licence professionnelle des métiers du droit de l’immobilier. En septembre 2019, il vient d’ouvrir à Tulle, dans le quartier du Trech, l’agence RE/MAX Sélection.

À quoi avez-vous pen­sé ce matin ?

Ce matin, comme d’habitude, j’ai pen­sé au déroulé de ma journée. Con­fine­ment oblige, nous

devons nous adapter et tout réin­ven­ter. Mes col­lègues et moi organ­isons tous les jours une réu­nion de tra­vail via Mes­sen­ger et aujourd’hui nous avons fait un ate­lier sur la présen­ta­tion d’une offre d’achat. Nous essayons de faire des ate­liers deux ou trois fois par semaine, avec des jeux de rôle, des cas pra­tiques comme des ses­sions de piges télé­phoniques par exem­ple. Cela nous per­met de con­tin­uer à tra­vailler et de faire un peu de gym­nas­tique de l’esprit pour pré­par­er l’après Covid.


Charles pourquoi avez-vous fait le choix de l’immobilier après le droit ?

Au départ je voulais être avocat parce que j’aimais bien l’art oratoire et convaincre. Puis je me suis aperçu que le droit était plutôt un environnement froid et en Master de droit des affaires, j’ai regretté que l’approche ne soit que trop théorique. J’ai intégré alors une Licence professionnelle des métiers du droit de l’immobilier, qui m’a tout de suite beaucoup plu. Nous apprenions non seulement les techniques de vente mais aussi les aspects juridiques, avec la réglementation professionnelle et le droit de la vente immobilière en général. J’ai ainsi trouvé le juste milieu entre l’approche juridique de mon parcours précédent et une approche commerciale, avec la négociation, le contact clientèle et le démarchage. Grâce à cette licence je suis titulaire de la carte professionnelle d’agent immobilier.

Très bien. Quel a été votre pre­mier poste ?

J’ai été recruté par l’agence RE/MAX YourTeam de Brive-la-Gaillarde. Ce n’était pas le salaire qui m’attirait. Je recherchais plutôt un projet, l’opportunité de développer une franchise jusqu’alors quasiment inconnue en France, a fortiori en Corrèze et travailler une zone géographique déterminée. J’ai aimé ce défi et je me suis investi à fond dans le métier d’agent commercial, pendant quasiment deux ans à Objat. J’ai beaucoup appris, je sais ce que c’est que de faire des piges et se prendre des râteaux. C’est cette expérience qui m’a donné de la légitimité le jour où j’ai recruté pour ma propre agence.

Interview Charles Descamp RE/MAX - Le temps d'écrire

Que vous apporte ce métier ?

Je fais ce métier parce qu’il me passionne, je me sens utile et j’aime les gens. C’est un métier où je me réalise et je n’ai pas véritablement l’impression de travailler. Avoir sa propre agence permet de mettre son équipe en avant. Nous déterminons notre politique, sans être soumis à une hiérarchie qui nous impose des choses auxquelles nous n’adhérons pas. Ce que je mets en place doit me ressembler et convenir à mon équipe pour ne pas avoir de regrets par la suite.

« RE/MAX c’est un esprit de famille »

Charles, quelle est l’origine de la fran­chise RE/MAX ?

Cette fran­chise est d’origine améri­caine et RE/MAX sig­ni­fie « Real Estate » (« l’immobilier » en anglais) et MAX « max­i­mum », ce qui mar­que le fait de se dévelop­per en don­nant son max­i­mum pour pren­dre de la hau­teur, repris dans le logo de la montgolfière.


Pourquoi avoir choisi la fran­chise RE/MAX ?

Dans un futur proche, être franchisé va devenir une solution pratiquement indispensable pour des raisons économiques, de marketing et de communication. Une franchise met à disposition beaucoup d’outils et de process, comme un site internet, un logo et une identité visuelle. Les conséquences sont également financières : appartenir à un grand groupe permet de bénéficier de tarifs préférentiels avec des annonceurs. J’ai choisi RE/MAX car leur concept est novateur et se situe entre l’agence immobilière classique, qui a une structure physique et des négociateurs salariés, et le réseau de mandataires. Nous avons une agence et chaque membre de l’équipe est à son compte. Cette franchise nous laisse une certaine liberté et nous demande simplement de respecter l’identité visuelle et de suivre les outils, les méthodes de travail et de communication. Elle nous fournit le site internet, le logiciel de travail, les panneaux, les cartes de visite, qui nous permettent d’avoir une bonne visibilité. Son « marketing center » nous offre des supports publicitaires. Aujourd’hui, en temps de confinement, nous sommes tous les jours en contact avec la franchise qui propose, via des visioconférences, un témoignage de chef d’agence, un atelier sur la réalisation de vidéos, un atelier sur le marketing. Ils maintiennent le lien. Pour résumer, RE/MAX c’est un esprit de famille. Nous sommes nombreux mais nous avons l’impression de connaître tout le monde. C’est pour cela que j’ai choisi cette franchise. Elle nous permet de garder une proximité avec les clients et d’avoir une équipe de collaborateurs soudés.

« Le portrait idéal d’un agent immobilier se retrouve 

dans les quatre membres de notre équipe »

Quelles sont les qual­ités néces­saires dans votre métier ?

Les qual­ités sont très nom­breuses et c’est com­pliqué de les trou­ver toutes chez une seule et même per­son­ne. La pre­mière c’est l’humilité puis vien­nent ensuite l’organisation, le goût de la négo­ci­a­tion, le désir d’apprendre, l’empathie, la réac­tiv­ité. Il faut égale­ment être fort psy­chologique­ment car nous pou­vons être con­fron­tés à des dif­fi­cultés. L’esprit d’entreprise et le fait de savoir tra­vailler en équipe est égale­ment pri­mor­dial et j’insiste sur ce point. Sou­vent les vendeurs sont des pro­fes­sion­nels qui tra­vail­lent pour eux-mêmes et qui ne pensent pas for­cé­ment aux autres. Le por­trait idéal d’un agent immo­bili­er se retrou­ve finale­ment dans les qua­tre mem­bres de notre équipe. J’apporte mon organ­i­sa­tion ain­si que mon approche juridique, Dylan a le côté com­mu­ni­ca­tion et mar­ket­ing, et Lau­rence et Justin vien­nent aus­si avec leurs com­pé­tences divers­es et var­iées. Enfin, il faut égale­ment avoir le goût du défi, être avenant, souri­ant, endurant et pas­sion­né.


En parlant des compétences justement, lesquelles avez-vous développées ?

Quand je suis arrivé à Brive je ne parlais pas beaucoup. Mon parcours en droit m’a donné une méthode de travail et une rigueur que n’ont pas forcément les agents commerciaux. J’ai ensuite beaucoup appris sur le terrain : l’aspect commercial avec la pige téléphonique, le démarchage physique, la négociation ainsi que l’aspect psychologique du métier, parce que la négociation c’est de la psychologie. J’ai réussi à prendre confiance en moi. Quand on démarre, c’est difficile d’aller taper aux portes et de s’imposer.  Cela a été une très bonne école et j’ai tout appris grâce à Patrice De Carvalho, directeur commercial et responsable du recrutement de RE/MAX à Brive.

Dites-moi Charles, en quoi con­siste la prospec­tion dans l’immobilier ?

La prospec­tion dans l’immobilier se décline de plusieurs manières. Dans un pre­mier temps, nous faisons des piges télé­phoniques plusieurs fois dans la semaine en allant sur les sites de vente en ligne comme Lebon­coin. Nous démar­chons les pro­prié­taires des biens affichés sur le site. Le but n’est pas de par­ler de prise de man­dat mais réelle­ment de créer du lien, de sus­citer de l’intérêt et de décrocher un pre­mier ren­dez-vous, tout en dégageant de la sym­pa­thie et de l’empathie. Dans un deux­ième temps nous effec­tuons de la prospec­tion physique, en tra­vail­lant une zone géo­graphique stratégique déter­minée, soit du porte-à-porte, soit des opéra­tions fly­ers ou encore des opéra­tion car­a­vanes RE/MAX. L’objectif est de se ren­dre vis­i­ble pour sus­citer de l’intérêt et recevoir des appels de par­ti­c­uliers.

Interview Charles Descamp RE/MAX - Le temps d'écrire

Votre zone d’influence est Tulle et ses envi­rons. Qu’est-ce qui la caractérise ?

Nous tra­vail­lons en effet à Tulle et son aggloméra­tion, soit un ray­on d’environ 40 km autour de la ville. Notre poli­tique est véri­ta­ble­ment de nous démar­quer, d’apporter une plus-val­ue au client et de nous ren­dre iden­ti­fi­ables en ter­mes de com­mu­ni­ca­tion, d’innovation et de rela­tion avec les clients.

« A Tulle, la proximité a du sens »

Charles, qui sont vos clients ?

Nous n’avons pas réelle­ment de client type. Nous avons à la fois des acquéreurs souhai­tant faire de l’investissement locatif – il y a sur Tulle un marché locatif de bonne rentabil­ité – et des per­son­nes souhai­tant acquérir leur rési­dence prin­ci­pale, un petit peu à l’écart de la ville avec une petite mai­son et un bout de terrain.


Quelle prin­ci­pale dif­fi­culté avez-vous rencontrée ?

Ma pre­mière dif­fi­culté a été la phase de créa­tion. Il a fal­lu pouss­er les portes, prospecter, met­tre des choses en place pour que la clien­tèle pense à nous, en inté­grant les réseaux asso­ci­at­ifs et en étant présents aux dif­férentes man­i­fes­ta­tions. L’autre dif­fi­culté a été de recruter une équipe com­plé­men­taire. Pour le moment c’est plutôt posi­tif. Nous avons pro­posé des for­ma­tions accélérées aux per­son­nes qui n’étaient pas du méti­er, nous les avons accom­pa­g­nées et elles sont dev­enues opéra­tionnelles rapidement.


Pourquoi vient-on vous voir vous ?

On vient nous voir parce que nous sommes une équipe dynamique, réactive, avec une approche humaine. Nous déployons tout un plan marketing, en ne mettant pas simplement le bien en vitrine.  Nous publions les annonces sur le site et sur les réseaux afin de toucher la clientèle la plus large, nous mettons en place différentes caravanes RE/MAX pour que nous tous visitions les biens afin de mieux les vendre. Nous jouons également le rôle d’accompagnement et de conseil : la vente ne s’arrête pas dès lors que l’offre d’achat a été acceptée. Nous faisons des comptes rendus à nos clients après chaque visite, en listant ce qui va et ce qui ne va pas, et surtout nous essayons de trouver des solutions et de nous rendre disponibles. Sur une petite ville comme Tulle, la proximité cela a du sens !

« Pour travailler dans l’immobilier : rester naturel et authentique »

Quel con­seil don­ner­iez-vous à quelqu’un qui voudrait se lancer dans l’immobilier ?

Mon con­seil serait d’avoir beau­coup de car­ac­tère, d’être pas­sion­né, curieux et de ne pas s’arrêter à la pre­mière dif­fi­culté. Ce méti­er est très com­plexe, nous apprenons tous les jours et nous avons toute la vie pour nous for­mer. Enfin, il faut rester naturel, sans jouer un rôle et met­tre en avant sa per­son­nal­ité en restant authentique.


Quelle est votre vision de l’évolution du métier ?

Ce méti­er va se dématéri­alis­er et aller de plus en plus vers les tech­nolo­gies, avec notam­ment des vis­ites virtuelles ou des reportages faits par des drones. Le plus dif­fi­cile sera de trou­ver le juste équili­bre entre une vision long terme, plutôt tournée vers les nou­velles tech­nolo­gies, et rester dans son temps, sans être trop en avance. Une idée peut être bonne mais elle ne l’est pas for­cé­ment au moment où l’on vend, ni sur le secteur où l’on travaille.


Com­ment envis­agez-vous l’avenir ?

Je souhaite que l’agence de Tulle devienne l’agence incontournable de la place. Mon objectif est de voir un maximum de propriétaires nous appeler sur recommandations et bouche-à-oreille. Il faut bien compter deux ou trois ans pour une agence comme celle-ci et il faut laisser le temps au temps. Nous avons déjà fait beaucoup de choses depuis huit mois. Mon rêve est que la structure continue à progresser, tout en gardant les mêmes personnes et que chacun se réalise.

Interview Charles Descamp RE/MAX - Le temps d'écrire

Quel sera votre dernier mot ?

Nous faisons de l’immobilier autrement : nous allions la force d’un géant mondial — la franchise RE/MAX — et un travail collaboratif de proximité que nous faisons avec passion. Seul nous ne faisons rien. En équipe, chacun apporte sa pierre à l’édifice qui rendra au final le tableau joli. Je crois fortement à l’intelligence collective et à la solidarité, choses que nos clients sentent dès qu’ils passent la porte de notre agence.

Interview menée et rédigée par Valérie Chèze, Le temps d’écrire, avril 2020

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